Miser sur les résultats de la science et de la technologie pour un développement durable
L’Agence de Planification et de Coordination du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (Agence du NEPAD) organise à Addis-Abeba du 25 au 26 Mai 2011 un atelier portant sur la Science la technologie et l’Innovation. Il sera procédé au cours de celui–ci au lancement de la Deuxième Phase de l’Initiative Africaine sur les Indicateurs de la Science, de la Technologie et de l’Innovation(ASTII) ainsi qu’à la diffusion du rapport portant sur les Perspectives de l’Innovation Africaine. L’atelier se tient dans les locaux de la Commission des Nations Unies pour l’Afrique(CEA)
Addis-Abeba.La première phase de l’initiative ASTII sur les Indicateurs de la Science ,de la Technologie et de l’Innovation a nécessité un financement global de 2.9 millions de dollars (environ 14 milliards CFA) au profit de 19 pays africains que sont l’Algérie, l’Angola ,le Burkina, le Cameroun l’Egypte, l’Ethiopie, le Gabon ,le Ghana, le Kenya, le Lesotho, le Malawi, le Mali, le Mozambique, le Nigeria, le Sénégal, l’Afrique du Sud, la Tanzanie, l’Ouganda et la Zambie. A en croire les responsables de l’ASTII, ces fonds ont été entièrement libérés par la coopération suédoise.
Selon Dr Ibrahim Assane Mayaki, Secrétaire Exécutif de l’Agence du NEPAD « Investir dans la science, la technologie est de plus en plus perçu par les pays africains comme un élément essentiel dans les réponses à apporter aux besoins et défis du développement socio-économique du continent’’. L’objectif général du travail du NEPAD en direction de l’ASTII est de développer les capacités africaines pour l’utilisation des Indicateurs en matière de Sciences et de Technologie (IST).
L’ASTII est un programme du Plan d’Action Consolidé Africain de la Science et de la Technologie(PAC) qui a été adopté en 2005 par le Conseil Ministériel Africain sur la Science et la Technologie comme cadre pour répondre aux enjeux et défis socio économiques auxquels le continent fait face quant à l’utilisation de la science de la technologie et de l’innovation. La première phase de l’ASTII qui a été coordonnée par l’Agence du NEPAD en étroite collaboration avec le Département des Ressources Humaines des Sciences et de la Technologie de la Commission de l’Union Africaine( CUA-RHST) s’est déroulée de 2007 à 2010 et a été conçue pour servir de forum pour l’apprentissage en offrant à 19 pays membres de l’Union Africaine les moyens et l’opportunité de s’engager dans un processus de partage et d’apprentissage mutuels aux fins d’améliorer l’évaluation de la science de la technologie et de l’innovation.
Premier rapport sur les perspectives de l’Innovation Africaine
Des sondages et enquêtes ont été conduits dans ces 19 pays. Leurs résultats sont contenus dans la publication intitulée :Perspective de l’Innovation Africaine 2010, ( www.nepad.org) qui sera lancé au cours de l’atelier, est inédit, et aura pour but d’informer les citoyens d’Afrique et autres acteurs intéressés par les activités portant sur le statut de la science, de la technologie et de l’innovation en Afrique.
«C’est dans ce cadre que, de l’avis de Dr Mayaki, le rapport 2010 sur les Perspectives de l’Innovation Africaine, le premier en son genre, sera disséminé avec comme ambition d’informer les citoyens d’Afrique et autres acteurs intéressés sur les activités et le statut de la science, de la technologie et de l’innovation en Afrique ». Il ajoutera que « les succès de l’ASTII dépendront fortement de l’appropriation africaine et du fort engagement des Africains ». La présentation du rapport, Perspectives de l’Innovation Africaine, et le lancement de la seconde phase de l’initiative ASTII seront conjointement présidés par le Commissaire de l’UA en charge des Ressources Humaines de la Science et de la Technologie et du Secrétaire Exécutif de l’Agence du NEPAD.
Au cours de ce panel de trois jours, les réalisations de l’ASTII, à ce jour, seront mises en exergue.La seconde phase de L’ASTII qui démarre cette année sera ouverte à une plus large participation pour intégrer d’autres pays membres de l’Union Africaine. Les ressources financières et techniques pour mettre en œuvre les programmes de l’ASTII vont provenir des pays participants mais aussi et surtout d’une subvention octroyée par le gouvernement Suédois à travers son Agence de développement et de coopération Internationale, SIDA.