Dec 28, 2015 | News

Maximiser l’impact nutritionnel dans les plans d’investissement agricole

Dar-es-Salam, Tanzanie, 27 Février 2013 - "La malnutrition réduit significativement  la productivité des forces de travail dans l’agriculture et dans les autres secteurs. La situation risque de persister si la quantité et la qualité de la production alimentaire ne s’améliore pas’’ a affirmé Mr Christophe Chiza, Ministre Tanzanien de l’Agriculture, de la Sécurité Alimentaire et des Coopératives lors de la cérémonie d’ouverture de l’Atelier Régional du PDDAA pour l’Afrique de l’Est et du Centre portant sur le renforcement de capacités en matière de Nutrition qui se tient présentement à Dar-es-Salam Tanzanie et qui prendra fin le 1er Mars

Conjointement organisé par le Gouvernement de la République Unie de Tanzanie, l’UA-NEPAD, les Communautés Economiques Régionales de l’Afrique de l’Est et du Centre avec les partenaires au développement, l’Atelier est le second du genre après le premier organisé pour la CEDEAO, en Novembre 2011 à Dakar au Sénégal.  

Sous le thème ‘’ Renforcer les capacités pour intégrer la Nutrition dans les Plans Nationaux  d’investissement pour l’Agriculture et la Sécurité Alimentaire, l’atelier offre l’opportunité  de prendre en compte ce que font séparément à leur niveau, les pays d’Afrique de l’Est et du Centre en vue de réduire significativement la malnutrition à travers un rôle plus proéminent dans la planification des questions de Nutrition.

Selon Dr. Diana Templeman, Directrice Régionale FAO pour l’Afrique de l’Est et Australe, «une bonne  politique de Nutrition  devrait être centrale pour le développement afin de garantir la fiabilité alimentaire en impliquant les populations dans les processus de planification’’. 

Toutefois,  un nombre de facteurs qui obèrent les efforts pour augmenter la production agricole et la productivité pour une nutrition améliorée comme le sous financement de l’agriculture, des infrastructures inadéquates, des interrelations quasi inexistantes dans le secteur de la production agricole et les questions de changement climatiques, entre autres, doivent être au préalable  résolus.

A ces fins,  l’Union Africaine et son organe technique, l’Agence du NEPAD, à travers son Programme Détaillé pour le Développement de l’Agriculture Africaine(PDDDAA), en bonne intelligence avec les Communautés Economiques Régionales(CER) s’évertuent à s’assurer que le Cadre pour la Sécurité Alimentaire en Afrique ( FAFS) est efficacement mis en œuvre  pour atteindre l’objectif numéro 1 des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) à travers une croissance portée par l’agriculture  avec, pour objectif la réduction des risques à tous les niveaux  et en augmentant la fourniture et l’accessibilité nutritionnelle, la fiabilité alimentaire ainsi que l’amélioration des revenus des plus vulnérables tout  en s’assurant de la diversité diététique.

Cet objectif ne sera qu’atteint que si iles secteurs de l’Agriculture, de la Santé, des Finances et de l’Education en synergie avec le Secteur Privé et les Associations de producteurs se mettent d’accord pour joindre leur efforts en vue de changer de façon décisive le futur de l’agriculture Africaine en  planifiant et en intégrant la nutrition  dans les budgets nationaux. 

Dans son adresse aux participants, Dr. Ibrahim Assane Mayaki, Secrétaire Exécutif de l’Agence du NEPAD,  affirmera qu’en agissant de la sorte, «l’avenir de nos enfants sera plus radieux et nos jeunes seront plus attirés par le secteur agricole pendant que notre force de travail  et nos femmes seront plus productives ».

Dr Mayaki est convaincu qu’avec «une volonté politique et des allocations budgétaires appropriées au secteur agricole, le Continent sera  à même de de lever des investissements pour l’agriculture  pour une agriculture durable où la nutrition sera pleinement intégrée’’

Il est attendu des participants qu’ils produisent à la fin de leur exercice  des recommandations, qu’ils revisitent les Plans Nationaux d’Investissement pour l’Agriculture et la Sécurité Alimentaire(PNIASA),  en promouvant les activités de plaidoyer aux décideurs politiques pour assurer une meilleure visibilité de la composante Nutrition dans les programmes et Projets qui sont mis en œuvre.

Les résultats et conclusions de l’atelier devraient jouer un rôle important  en s’assurant que les CER (COMESA, EAC, ECCAS, et IGAD) ainsi que les Etats membres saisiront l’opportunité pour aborder autrement les questions nutritionnelles aux fins d’améliorer leur situation de sécurité alimentaire et nutritionnelle. 

Il est vivement attendu des conclusions de l’atelier  quelles ouvrent la voie à une feuille de route  pragmatique qui changera pour le mieux le développement de l’agriculture en Afrique de l’Est et du Centre et, au-delà, de tout le Continent.