GAIN signe avec le NEPAD un accord clé pour combattre la malnutrition en Afrique
L'objectif est de développer un programme quinquennal conjoint qui intègre pleinement la sécurité nutritionnelle au Programme Intégré pour le Développement de l'Agriculture en Afrique (PDDAA)
Addis-Abeba (Ethioipe), 23 janvier 2011. GAIN-Global Alliance for Improved Nutrition (Alliance Mondiale pour une Nutrition Améliorée)-et le Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique (NEPAD) sont heureux d'annoncer la signature d’un Protocole d'Accord qui contribuera de manière significative à réduire la malnutrition en Afrique.
L'Accord a été co-signé le 23 janvier 2011 à Addis-Abeba au cours de la reunion du Comité de Pilotage du NEPAD, entre Jay Naidoo, Président du Conseil d'administration de GAIN et le Dr Ibrahim Mayaki, Secrétaire Exécutif de l’Agence de Planification et de Coordination du NEPAD (Agence du NEPAD).
Il a pour but de développer un programme quinquennal conjoint qui intègre pleinement la sécurité nutritionnelle au Programme Intégré pour le Développement de l'Agriculture en Afrique (PDDAA) et qui contribuera à l'harmonisation des interventions nutritionnelles et du PDDAA.
En Afrique, une personne sur quatre souffre de malnutrition, 25 % d’enfants souffrent de malnutrition et 40 % d’entre eux sont chétifs. 53 % de femmes enceintes en Afrique sont anémiques. « La malnutrition entraine la perte de millions de vie, celles des femmes et des enfants en particulier. Elle empêche également des millions de personnes à contribuer à la croissance et au développement du continent», a déclaré Jay Naidoo president du Conseil d’administration de GAIN. « Ce protocole est directement lié à la réalisation des ODM, y compris la réduction de la pauvreté, la mortalité infantile, la santé maternelle, le SIDA et beaucoup d’autres maladies infectieuses ». Selon certaines estimations, il y a des pays qui perdent jusqu'à 3 % du PIB en raison de la malnutrition.
« Nous savons que des solutions existent pour réduire la malnutrition à travers un certain nombre d'interventions simples, ciblées et rentables », a précisé Jay Naidoo. « La phase critique est celle des 1000 jours de la vie allant de la conception à l’âge de deux ans. Des aliments de base fortifiés, la promotion de l'allaitement maternel, les aliments complémentaires après l'âge de 6 mois sont certaines de interventions disponibles pour aider à briser ce cycle de malnutrition », a-t-il souligné.
« Puisque la malnutrition a des causes multiples, l'amélioration nécessite une action multi-sectorielle à travers la sécurité alimentaire, l'agriculture, la protection sociale, la santé et l'éducation », a estimé le Dr Mayaki Sécretaire Exécutif du NEPAD « Cela pose un important problème de réalisations d’objectifs pour les gouvernements nationaux. Bien que les interventions testées, abordables et efficaces soient disponibles, la mise en œuvre n'a pas encore atteint l'échelle escomptée ».
Le but de cet accord consiste à mettre en place un programme conjoint de cinq ans pour soutenir des programmes d’investissement nationaux qui intégreront pleinement la sécurité nutritionnelle dans le PDDAA et aideront à harmoniser les interventions en matière de nutrition.
Depuis 2003, le NEPAD et GAIN collaborent sur le développement des programmes du PDDAA et du NEPAD en matière de nutrition. En Septembre, lors du Sommet sur la revue des ODM à New York, un nouveau cadre international pour la lutte contre la malnutrition, la feuille de route de l’Intensification de la Nutrition (SUN) a été largement approuvée par les agences d'exécution et les donateurs. L'approche SUN reflète un changement dans la prise de conscience mondiale qui reconnaît qu'un obstacle majeur à la réalisation des ODM est la malnutrition, qui est un élément particulièrement important pour l’atteinte des objectifs 1, 4, 5 et 6 des ODM.
Avec ce protocole, GAIN et le NEPAD permettront d'évaluer les politiques, les pratiques et les capacités en agriculture, nutrition et sécurité alimentaire. GAIN et le NEPAD prendront l’initiative d’engager le secteur privé, les donateurs et les décideurs nationaux tout en coordonnant l'action pour une expansion d’aliments nutritifs.