Communiqué: Appel conjoint de la Commission de l’Union Africaine et de l’Agence du NEPAD en soutien au Niger et aux pays du Sahel
La campagne agricole 2011-2012 a été marquée par un déficit pluviométrique et une mauvaise répartition des pluies dans plusieurs pays du sahel. Des millions de personnes, en particulier en milieu pastoral et agropastoral sont en situation d'insécurité alimentaire notamment au Niger.
La production céréalière et fourragère est en nette baisse par rapport à celles de l'année dernière. Le déficit est encore plus marqué au Niger ou plus de la moitié du pays est touchée. Des millions de personnes sont en situation de vulnérabilité critique et ont besoin d’assistance d’urgence.
La situation nutritionnelle reste très incertaine, en particulier pour les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes ou allaitantes. Par ailleurs, pour la troisième année consécutive, d'importants déficits fourragers ont été enregistrés dans les zones pastorales et agropastorales.
Face à cette situation récurrente très préoccupante, le Programme Détaillé de Développement de l’Agriculture Africaine (PDDAA), qui se décline au niveau pays en Programme National d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire (PNIASA) est une réponse africaine de moyen et long terme pour relever le défi de l’insécurité alimentaire auquel le continent est confronté.
Pour parer à l’urgence et éviter la crise humanitaire, qui se profile au Niger et dans le Sahel, la Commissaire de l’Union Africaine en charge de l’Economie Rurale et de l’Agriculture et le Secrétaire Exécutif du NEPAD:
- Lancent un appel d’urgence à la communauté internationale pour venir en appui aux pays du sahel et au Niger en particulier ;
- Demandent de rendre effectif les mécanismes de solidarité prévus au niveau régional en appui aux efforts déjà déployés ;
- Encouragent les Partenaires au Développement à mieux coordonner leurs efforts sur la base des besoins définis au niveau national
- Soulignent la disponibilité du NEPAD à conjuguer ses efforts avec le CILSS, la CEDEAO et l’UEMOA pour mobiliser des ressources additionnelles